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Comment savoir si on a une rupture du biceps ?

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Comment savoir si on a une rupture du biceps ?

La rupture distale du tendon du biceps est une pathologie du coude qui survient le plus souvent lors d’un effort brutal. Il s’agit d’une urgence fonctionnelle et certains signes doivent donc pousser le patient à consulter.

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Le diagnostic est avant tout clinique, le « hook test » étant la manœuvre de référence. Les analyses d’imagerie médicale ne sont pas systématiques et, quand elles s’avèrent nécessaires, c’est l’IRM qui doit être privilégiée et non l’échographie.

 

Anatomie du biceps et rupture de son insertion distale

 

Le biceps brachial est constitué de deux chefs musculaires, le chef long et le chef court. Ainsi, même s’il est d’usage de parler de « tendon distal du biceps », la réalité anatomique est qu’il existe deux tendons distaux, bien individualisés, chacun issu de l’un des deux chefs.

Ces deux tendons s’insèrent sur la tubérosité bicipitale du radius. Le tendon du chef court s’insère plus distalement et plus postérieurement que celui du chef long. Cette différence de position explique que le chef court joue un rôle particulièrement important dans la supination de l’avant-bras, ainsi que dans la flexion du coude.

On appelle « rupture distale du biceps » une lésion qui correspond à l’atteinte de son insertion tendineuse sur le radius. Elle est plus rare que les ruptures proximales du chef long, côté épaule, mais a un impact fonctionnel plus important.

 

Le mécanisme lésionnel typique

 

Le mécanisme lésionnel le plus fréquent est un effort excentrique brutal, au cours duquel le biceps se contracte alors que l’avant-bras est en semi-flexion, par exemple lorsqu’on essaie de rattraper un objet en train de tomber. La contrainte mécanique exercée sur les structures tendineuses dépasse alors leur capacité de résistance, ce qui entraîne leur rupture.

Parmi les sports fréquemment à l’origine d’une rupture distale du biceps, il convient de citer la musculation. D’autres gestes sportifs ou manuels mal contrôlés peuvent cependant aussi en être la cause.

Enfin, des microtraumatismes répétés peuvent aussi induire une rupture distale du biceps, tout comme une dégénérescence préexistante de ce dernier, souvent asymptomatique avant l’accident. C’est aussi le cas d’un conflit chronique entre les tendons et l’ulna (anciennement dit cubitus), dans les mouvements de pronation de l’avant-bras, c’est-à-dire les rotations de ce dernier qui positionnent la paume de la main vers le bas.  

 

Les symptômes immédiats et le « pop », signe d’alerte caractéristique

 

Au moment de la blessure, de nombreux patients rapportent un craquement audible ou un claquement brusque. Il est souvent décrit comme un « pop » qui correspond au lâchage brutal du tendon et est suivi d’une douleur immédiate et vive au pli du coude, généralement accompagnée d’une perte de force. Plus tard, un hématome peut éventuellement apparaître.

Au sujet de la douleur ressentie après la lésion, il convient d’insister sur un point : si elle est souvent intense initialement, elle n’est pas toujours persistante. Le plus souvent, elle diminue rapidement et s’estompe très nettement dans les jours qui suivent la rupture du biceps.

Cette évolution peut alors être interprétée à tort comme un signe de guérison et retarder le diagnostic. Pourtant, en réalité, elle ne permet pas d’exclure une lésion significative, en particulier une rupture complète du tendon distal du biceps.

 

Quand consulter et pourquoi ne pas trop attendre ?

 

En cas de rupture suspectée du biceps, pour permettre une prise en charge adaptée et si possible précoce, il est essentiel de consulter rapidement. Pour cela, certains signes doivent alerter. Outre les symptômes immédiats et le « pop », les patients atteints décrivent également une faiblesse lors des mouvements de flexion et de rotation de l’avant-bras, en particulier lorsque ces gestes sont réalisés contre résistance.

D’autre part, morphologiquement, une ascension du muscle vers le haut du bras est souvent observée. Son ampleur est variable mais elle peut être de plusieurs centimètres. Cette déformation est classiquement décrite comme un signe de Popeye inversé.

Enfin, le contexte est aussi indicateur et certains individus sont plus à risque d’autres. Ainsi, l’âge des sujets atteints de rupture complète se situe le plus souvent entre 35 et 65 ans, avec une moyenne de 46 ans. La consommation de tabac constitue aussi un facteur favorisant (troubles de la vascularisation des tendons), tout comme l’obésité et la prise de stéroïdes qui désorganise les fibres de collagène et accroît excessivement la masse musculaire par rapport à la résistance tendineuse.

La consultation avec un spécialiste du coude doit si possible être rapide, pour éviter une rétraction et une dégénérescence progressive du tendon. Cependant, la période au cours de laquelle on n’opérait plus les patients au-delà de 3 semaines est révolue. La justification avancée était une explosion du taux de complications après ce délai. Mais, elles étaient pour la plupart mineures, comme la formation d’un hématome et des fourmillements post-opératoires dans la main qui disparaissent progressivement en quelques semaines.

Ainsi, aujourd’hui, les équipes expertes du coude et fortes d’une expérience importante dans la chirurgie du biceps distal, pratiquent une réinsertion des tendons jusqu’au 2ème mois après la rupture. Au-delà de 2 mois, sauf exception, la rétraction et la dégénérescence tendineuse sont souvent trop importantes et le tendon doit alors être remplacé par une greffe.

 

Le diagnostic

 

Lors du diagnostic, le praticien se base sur l’observation des symptômes évoqués plus haut, le contexte de la blessure et le ressenti du patient quand elle a eu lieu, notamment la sensation de « pop » déjà mentionnée.

Par ailleurs, au cours de la consultation, le « hook test » constitue la manœuvre de référence pour identifier une rupture totale du biceps distal. Il consiste à tenter de crocheter le tendon distal avec l’index, coude fléchi et avant-bras en supination. Lorsque la rupture est complète, cela est impossible.

Sur une rupture aiguë cliniquement évidente, l’apport de l’imagerie médicale est faible et l’examen clinique est généralement suffisant. Ainsi, les analyses sont surtout réservées aux cas où les signes sont difficiles à interpréter ou quand existe un doute entre rupture complète ou partielle.

 

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Le diagnostic par imagerie médicale

Le diagnostic de la rupture distale du biceps repose avant tout sur l’examen clinique, et en particulier sur le hook test pour détecter les ruptures complètes.

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